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Nos escaliers extérieurs : (Mars 2025)
de mal aimés à symboles montréalais

« La pire maladie qui menace l’esthétique de nos villes est sans contredit l’escalier extérieur. Les architectes s’ingénièrent à atteindre le premier, le second, et parfois le troisième étage, au moyen de véritables échelles, presque à pic, ou affectant la forme d’une spirale. Ainsi on finit par créer ce type de façade, vraiment ahurissant, capable de défigurer les plus jolies rues. », « Ces escaliers en perchoir donnent aux maisons l’aspect de colombiers aussi ridicules qu’illogiques dans un pays de neige et de glace. Ces casse-cou sont des horreurs qui n’auraient jamais dû être tolérées des autorités municipales… » À lire le conservateur Olivier Moreau dans L’Action française en 1922 et la progressiste Éva Circé-Côté dans Le Monde Ouvrier en 1928, on remarque que nos escaliers extérieurs montréalais apparus à la fin du XIXe siècle n’avaient pas la cote de l’élite.Bannis des nouvelles constructions au milieu du XXe siècle, ils retrouvent une place en architecture contemporaine et les plus anciens, issus du savoir d’artisans ferronniers maîtres en géométrie, constituent un des éléments les plus emblématiques du paysage de Montréal. Savons-nous les apprécier, saurons-nous les préserver ?
Bernard Vallée est animateur d’explorations urbaines depuis près de 45 ans. Il est membre des Amis du boulevard Saint-Laurent et de la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal. Il est co-auteur du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal (Écosociété, 2017). Il a été membre du Conseil du patrimoine de Montréal (2012-2018) et membre de la Commission de toponymie de Montréal (1987-1995).
Les seigneurs et propriétaires de la Côte à Baron (Février 2025)
La Côte à Baron, cette partie du Plateau situé le long de la côte de la rue Sherbrooke entre De Bleury et Saint-Hubert, se trouvait au XIXe siècle dans les premières lignes de l’avancée de l’urbanisation. La demande de lots urbains, toutefois, n’a pas été égale ou soutenue, tandis que l’offre avait ses propres problèmes: des règlements de succession disputés ont ralenti l’élan de la promotion immobilière. En plus, deux arrière-fiefs ressuscités, dont les origines remontent aux années 1650, offraient un choix de seigneur aux acheteurs qui, voulant éviter la Charybde des Sulpiciens, se jettent dans les bras de Scylla, pas toujours pour le mieux. Il sera question (entre autres) de Pierre Foretier et de Toussaint Pothier, de Jean-Marie Cadieux et d’Alexandre-Maurice Delisle… sans oublier Henriette Moreau, épouse séparée en biens d’Hardoin Lionais, promoteur par excellence.Justin Bur chercheur en études urbaines, est administrateur de la Société d’histoire du Plateau et de Mémoire du Mile End.
Agathe Perrault Nowlan et Émilie Tavernier-Gamelin, (Janvier 2025)
Une œuvre sociale qui a ses racines dans le Plateau

On connaît bien Émilie Gamelin, la fondatrice des Sœurs de la Providence. On connaît moins cependant sa cousine, Agathe Perrault. Étroitement liées et devenues veuves à un jeune âge, leur complicité fut indispensable pour créer l’Institut de la Providence, une des plus importantes œuvres sociales du XIXe siècle montréalais. Agathe et Émilie ont œuvré sans relâche pour secourir les femmes âgées, les orphelines et les malades à une époque où ces victimes étaient souvent abandonnées à leur sort.Cette conférence retracera les étapes de leur complicité, liée à une histoire familiale qui tisse ses racines dans le Mile End et à Outremont. Elle explorera également les traces laissées par leur histoire dans le Plateau Mont-Royal contemporain.
Yves Desjardins, est administrateur de Mémoire du Mile End et de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal. Son livre Histoire du Mile End, publié en 2017 aux éditions du Septentrion, a remporté le Prix Robert-Prévost, décerné par la Société historique de Montréal.
La belle histoire du parc La Fontaine, (Novembre 2024)
Créé à la fin du 19e siècle, le parc La Fontaine est l’un des trois premiers grands parcs publics de Montréal à être aménagé avec le parc du Mont-Royal et le parc de l’Île Sainte-Hélène. Il s’installe sur les terres de l’ancienne ferme Logan et transforme peu à peu les terrains d’exercices des militaires britanniques. Cet espace unique possède une très riche histoire. C’est ce que cette conférence illustrée vous présentera. Quels sont les grands personnages qui l’ont animé ; qui l’ont aménagé ? Pourquoi les montréalais de toutes les générations l’ont adoré et lui ont donné vie toutes ces années ? Nous jetterons un coup d’œil sur le patrimoine disparu du parc et ferons revivre ses grandes époques romantiques du « pont des amoureux » et de ses grandes allées calmes et verdoyantes. Sans oublier bien sûr son époque plus ludique du fameux Jardin des Merveilles ; de ses gondoles et canots sur les étangs.Gabriel Deschambault est administrateur à la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal et fréquente le parc depuis son enfance. Il souhaite vous faire partager son amour pour ce lieu incroyable.
Du carré Viger au carré Saint-Louis, (Octobre 2024)
Du carré Viger au carré Saint-Louis : les pérégrinations de la bourgeoisie canadienne-française de Montréal entre 1860 et 1930 Jusqu’en 1850, la bourgeoisie urbaine se concentre dans le Vieux-Montréal. Par la suite, la partie francophone migre vers l’est, du côté du nouveau square Viger et des rues avoisinantes dont les rues Saint-Denis, La Gauchetière et Saint-Hubert. Enfin, la création du Square Saint-Louis, en 1880, cristallise le mouvement vers la Côte à Baron, avec le développement résidentiel des rues Sherbrooke, Laval, Saint-Denis, Cherrier et Saint-Hubert.Jean-Claude Robert est un historien émérite natif du Plateau qui a de nombreuses parutions à son actif. À travers ses études sur l’urbanisation de Montréal, il a approfondi ses connaissances sur le développement du Plateau et a participé au Dictionnaire du Plateau Mont-Royal, collaboré avec la SHP en présentant plusieurs conférences et publié des articles dans le Bulletin.
Le théâtre sur le Plateau il y a cent ans (Mars 2024),
Le théâtre fait partie de l’identité du Plateau. Rideau vert, théâtre d’Aujourd’hui, Quat’sous, Espace Go, La Licorne, etc. : ils sont si bien campés dans le décor de notre quartier qu’on dirait qu’ils y sont depuis toujours, indéracinables.En plus d’un siècle sur le Plateau, des crises et des défis multiples, le théâtre en a vu de toutes les sortes : guerres, grippe espagnole, crise économique, concurrence de la radio, de la télévision, désengagement de l’État et Covid. Sa présence bien vivante aujourd’hui n’en est que plus admirable.
Frédéric Kantorowski enseigne en philosophie au Cégep du Vieux Montréal et à l’Université de Montréal. Ses intérêts le ramènent régulièrement vers le théâtre. Il a ainsi enseigné en esthétique, en sémiologie et en dramaturgie à l’École supérieure de théâtre de l’UQAM et à l’École nationale de théâtre. Il est également auteur du livre En scène! 1865-1979, un album de photographies d’archives sur les arts de la scène au Québec, ainsi que collaborateur à l’exposition Place au cirque du Musée Pointe-à-Callière. Il a rempli plusieurs fonctions syndicales et est actuellement membre du Conseil d’université de l’Université de Montréal.
La belle-mère face à son gendre et sa bru, un stéréotype (1856-1959) (Février 2024),
À travers la culture populaire, les belles-mères sont presque toujours dépeintes comme des personnages foncièrement négatifs. Qu’est-ce que cette répétition inscrit dans l’imaginaire collectif? Quels sont les messages véhiculés et qu’indiquent-ils de ceux qui les ont créés? Annick Desmarais vous convie à découvrir les représentations de la figure de la belle-mère et ce qu’elles révèlent des rapports de force au sein de la famille et de la société.Annick Desmarais est une historienne, autrice et artiste montréalaise spécialisée dans l’histoire des femmes, de la famille et de la culture au Québec. Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’UQAM, elle s’est distinguée par ses recherches sur la figure de la belle-mère dans le Québec franco-catholique. Annick a collaboré à des projets de diffusion historique, animé des balados et rédigé pour des revues et musées. Son parcours inclut aussi une carrière dans le cinéma et la télévision québécoise. Passionnée par la transmission du patrimoine, elle met en valeur des récits méconnus et participe activement à la vulgarisation de l’histoire locale, notamment à travers des contenus attrayants pour divers médias et bulletins d’information.
À l’assaut du ciel : les décors qui couronnent nos maisons (Janvier 2024),
« Pourquoi, sur nos toits, ces tourelles, ces minarets, ces simili-clochers en bois tôlé ? Pourquoi ces complications si peu décoratives ? On permet à des malfaiteurs d’art de prostituer les rues avec leurs pondaisons » « Les donjons de fer-blanc dont on coiffe les pseudo castels de nos ouvriers du faubourg sont d’un grotesque achevé. » Malgré ces anathèmes de grincheux distingués du début du XXe siècle, les corniches, parapets et fausses mansardes qui sont apparues avec la popularisation des toits plats dans les quartiers de Montréal, et particulièrement du Plateau, nous ont laissé en héritage un paysage fantastique témoignant du savoir-faire d’exceptionnels artisans du bois, du fer, de la fonte et de l’ardoise. Savons-nous l’apprécier, saurons-nous le préserver ?Bernard Vallée est animateur d’explorations urbaines depuis près de 45 ans. Il est membre des Amis du boulevard Saint-Laurent et de la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal. Il est co-auteur du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal (Écosociété, 2017). Il a été membre du Conseil du patrimoine de Montréal (2012-2018) et membre de la Commission de toponymie de Montréal (1987-1995).
L’histoire de l’avenue du Parc (Septembre 2023),
L’avenue du Parc à Montréal, entrée emblématique du parc du Mont-Royal, a été au début du XXe siècle un lieu réservé aux résidences de luxe et un « boulevard des rêves » pour de nombreux immigrants, reflétant la diversité des identités de la ville.Une conférence invite à explorer l’âme de cette avenue, décrite comme ayant un « charme du désordre ». Un segment a été nommé « avenue Nowlan » en l’honneur d’Agathe Perrault-Nowlan, une figure humanitaire du XIXe siècle.
Yves Desjardins, est administrateur de Mémoire du Mile End et de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal. Son livre Histoire du Mile End, publié en 2017 aux éditions du Septentrion, a remporté le Prix Robert-Prévost, décerné par la Société historique de Montréal.
La vie quotidienne dans le Plateau des années 1950 (mars 2023)
Si vous avez vécu les années 1950, venez vous rappeler cette belle épopée. Si vous êtes plus jeunes, alors venez découvrir quelques anecdotes et secrets de cette période curieuse où le Québec s’apprêtait à s’ouvrir au monde.Gabriel Deschambault qui est né et qui habite toujours dans le quartier, vous partagera des images parlant de famille, d’enfance, de politique, de sport et de divertissement.
L’histoire postglaciaire de la végétation de la Montérégie (février 2023)
Les traces du passé sont présentes partout autour de nous. L’histoire fascine et la préhistoire aussi. Les historiens et les archéologues en font leurs délices. La période géologique la plus récente du milieu québécois sera ici abordée. Quels furent, au fil du temps, la flore, la végétation et le climat qui ont tour à tour marqué les paysages montérégiens depuis le dernier retrait des glaces? Comment le paléogéographe fait-il pour reconstituer ce passé? Vous trouverez quelques réponses à ces questions.Pierre J. H. Richard est paléogéographe de grande notoriété et est professeur émérite de l’Université de Montréal.
Cette conférence vous convie à l’histoire « profonde » du cœur de Montréal, des mers chaudes de l’Ordovicien, au magma à l’origine du mont Royal au Crétacé, jusqu’à la domination des grandes calottes glaciaires et l’invasion du territoire par la Mer de Champlain au cours des derniers millénaires. Un suspense historique qui se matérialise à travers des chroniques du monde naturel à l’origine du « Plateau Mont-Royal ».Michel Lamothe est professeur au département des sciences de la Terre et de l’atmosphère de l’UQAM.
Les cours d’eau disparus du Plateau (octobre 2022)
Les ruisseaux, les fossés de drainage et les ponts ont tous disparu de notre paysage. Il est possible, cependant, de retrouver leurs anciens cours sur les cartes anciennes et de connaitre leurs impacts sur la population grâce aux vieux journaux. On entendra parler du torrent d’Outremont, du ruisseau de la Tannerie, et de la préhistoire des bassins du parc La Fontaine.Justin Bur chercheur en études urbaines, est administrateur de la Société d’histoire du Plateau et de Mémoire du Mile End.
Un curé bâtisseur à Saint-Jean-Baptiste : Magloire Auclair (1880-1910) et son neveu l’abbé Élie-J. Auclair, historien (mars 2022)
Les plus anciens se souviennent peut-être de l’Hospice Auclair, voisin de l’église Saint-Jean-Baptiste ? À qui doit-il son nom ? Au curé Magloire Auclair, curé de la paroisse de 1880 à 1910! Bâtisseur de la première église, il dut la rebâtir à la suite de l’incendie de 1898. Il était loin de se douter que la nouvelle église inaugurée en 1903 serait à nouveau la proie des flammes en 1911, juste avant sa mort ! Nous tâcherons de brosser le portrait de ce pilier de Saint-Jean-Baptiste ainsi que celui de son neveu l’abbé Élie-J. Auclair, historien.Guy Laperrière a été professeur d’histoire religieuse à l’Université de Sherbrooke de 1971 à 2011. Il est spécialisé en histoire religieuse du Québec, aux 19e et 20e siècles. Il est membre de la Société d’histoire du Plateau.
Marie Labrecque, une femme d’exception (février 2022)
Marie Labrecque, une femme extraordinaire, qui a fait changer des choses, s’est éteinte le 9 juin 2021, à l’âge de 101 ans. Après avoir brossé le portrait de cette femme d’action et de son rôle social auprès des prostituées et des mères célibataires, Andrée Lévesque décrira la condition des mères célibataires longtemps ostracisées par la société québécoise.Andrée Lévesque est historienne et spécialisée en histoire du XXe siècle, des mouvements ouvriers, de la classe ouvrière au Québec et des femmes.
Le village de Côte Saint-Louis, 175e anniversaire (novembre 2021)
L’année 2021, marque le 175e anniversaire de l’incorporation du village de Côte Saint-Louis, la plus ancienne municipalité de village de l’île de Montréal.Dans cette présentation, on discutera du contexte et des personnages autour de l’incorporation du village, à un moment où ses carrières de pierre grise sont essentielles aux grands travaux à Montréal. Premier village du Plateau, il est né du travail des tanneurs, mais surtout de celui des « carriéreurs », les fameux Pieds-Noirs qui taillent la roche du sous-sol du village.
Justin Bur chercheur en études urbaines, est administrateur de la Société d’histoire du Plateau et de Mémoire du Mile End.
Joséphine Marchand et Raoul Dandurand, un couple d’influence à l’aube du Québec moderne (mai 2021)
Ardents défenseurs de l’éducation, de la culture et de la langue française, Joséphine Marchand et Raoul Dandurand ont contribué via le journalisme et la politique à faire entrer le Québec dans la modernité. Joséphine fondatrice de la première revue de langue française destinée aux femmes,Le Coin du feu,et Raoul, sénateur et pionnier du développement de la diplomatie canadienne, ont formé un couple fusionnel qui, durant quarante ans de vie commune nous ont amenées à conclure que derrière cette grande femme, il y avait un grand homme et derrière ce grand homme, une grande femme.

Michèle Stanton-Jean est titulaire d’un doctorat en sciences humaines appliquées, d’une maîtrise en histoire, d’une maîtrise en éducation des adultes et d’un doctorat honorifique de l’Université Concordia. Elle est Officière de l’Ordre national du Québec et Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur de France.

Marie Lavigne a mené une carrière de gestionnaire au sein de l’administration québécoise, dont le Conseil du statut de la femme, le Conseil des Arts et des Lettres du Québec et la Société de la Place des Arts de Montréal. Elle siège également sur plusieurs conseils d’administration. Elle a publié entre autres ouvrages L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles comme membre du Collectif Clio.

Michèle Stanton-Jean est titulaire d’un doctorat en sciences humaines appliquées, d’une maîtrise en histoire, d’une maîtrise en éducation des adultes et d’un doctorat honorifique de l’Université Concordia. Elle est Officière de l’Ordre national du Québec et Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur de France.

Marie Lavigne a mené une carrière de gestionnaire au sein de l’administration québécoise, dont le Conseil du statut de la femme, le Conseil des Arts et des Lettres du Québec et la Société de la Place des Arts de Montréal. Elle siège également sur plusieurs conseils d’administration. Elle a publié entre autres ouvrages L’histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles comme membre du Collectif Clio.
Les tanneries dans l’histoire de Montréal et du Plateau (avril 2021)
L’histoire du Plateau commence avec les tanneries Bélair en 1710 au coin de l’avenue Mont-Royal et de la rue Henri-Julien. Le cuir occupera une place importante dans la vie quotidienne des Montréalais pour combler leurs besoins en chaussures, harnais pour attelages et bien d’autres usages. Les tanneries étaient exigeantes en eau et dégageaient des odeurs pestilentielles, d’où leurs installations près de cours d’eau et loin des habitations…
Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Spécialiste de l’histoire économique et sociale de Montréal, ses recherches portent notamment sur le travail et l’industrialisation. Elle a créé et dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal.
Joanne Burgess est professeure au Département d’histoire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Spécialiste de l’histoire économique et sociale de Montréal, ses recherches portent notamment sur le travail et l’industrialisation. Elle a créé et dirige le Laboratoire d’histoire et de patrimoine de Montréal.
Gustave-Adolphe Drolet, un zouave sur le Plateau (mars 2021)
Au moment où s’amorce l’urbanisation du Plateau Mont-Royal au début des années 1870, un groupe d’ambitieux promoteurs met en œuvre le premier développement planifié de grande envergure qui fait passer le territoire parsemé de carrières et de hameaux villageois à une banlieue densément peuplée.
Parmi ces visionnaires, on retrouve un personnage haut en couleur: l’avocat Gustave-Adolphe Drolet. Par son mariage avec Élisa Massue, il est également associé au développement plus tardif d’une autre grande partie du Plateau.
Issu d’une lignée seigneuriale et de Patriotes, Drolet va d’abord se faire connaître par son engagement comme zouave à la défense des États pontificaux en Italie.
Il en retire une renommée dont il se servira une grande partie de sa vie pour ses affaires immobilières et ses mandats dans le commerce international.
Bernard Vallée est animateur d’explorations urbaines depuis près de 45 ans. Il est membre des Amis du boulevard Saint-Laurent et de la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal. Il est co-auteur du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal (Écosociété, 2017). Il a été membre du Conseil du patrimoine de Montréal (2012-2018) et membre de la Commission de toponymie de Montréal (1987-1995).
Son premier logement loué à Montréal, rue Drolet, en 1974 faisait partie de la « Place Comte », un ensemble immobilier construit en 1874 par Gustave-Adolphe Drolet et ses associés ; mais il ne le savait pas encore.
Parmi ces visionnaires, on retrouve un personnage haut en couleur: l’avocat Gustave-Adolphe Drolet. Par son mariage avec Élisa Massue, il est également associé au développement plus tardif d’une autre grande partie du Plateau.
Issu d’une lignée seigneuriale et de Patriotes, Drolet va d’abord se faire connaître par son engagement comme zouave à la défense des États pontificaux en Italie.
Il en retire une renommée dont il se servira une grande partie de sa vie pour ses affaires immobilières et ses mandats dans le commerce international.Bernard Vallée est animateur d’explorations urbaines depuis près de 45 ans. Il est membre des Amis du boulevard Saint-Laurent et de la Société d’histoire du Plateau Mont-Royal. Il est co-auteur du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal (Écosociété, 2017). Il a été membre du Conseil du patrimoine de Montréal (2012-2018) et membre de la Commission de toponymie de Montréal (1987-1995).
Son premier logement loué à Montréal, rue Drolet, en 1974 faisait partie de la « Place Comte », un ensemble immobilier construit en 1874 par Gustave-Adolphe Drolet et ses associés ; mais il ne le savait pas encore.
Scandales sur le Plateau : Éva Circé-Côté, libre-penseuse et féministe, 1900-1940 (février 2021)
Première bibliothécaire de la Bibliothèque de la ville de Montréal, journaliste pendant plus de quarante ans, Éva Circé-Côté était en avance sur son époque. Son féminisme, son anticléricalisme, ses idées sur l’éducation, en font une précurseure de la Révolution tranquille. Elle ne méritait pas d’être oubliée pendant si longtemps. Andrée Lévesque et Danaé Michaud-Mastoras veulent la faire renaître alors qu’elle habitait sur le Plateau à l’aide de textes tirés de ses chroniques. 
Andrée Lévesque est professeure d’histoire émérite de l’Université McGill.. Elle est spécialisée dans l’histoire du Québec du XXe siècle, de la gauche et des femmes. Elle a publié entre autres la biographie d’Éva Circé-Côté et un recueil de ses chroniques.

Danaé Michaud-Mastoras est docteure en littérature – option littérature hispanique et professeure de français, langue d’intégration (MIFI), au CEGEP Gérald-Godin. Elle est commmissaire de l’exposition »Lutter, c’est Vivre!!! Du choc des idées jaillit la lumière. Histoires de la libre-penseuse montréalaise Éva Circé-Côté (1871-1949) » présentée à la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce (2017-2018), au Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal (2018) et à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord (automne 2019); interprète, recherchiste et idéatrice du spectacle-lecture: « Bouger l’inertie du système social ». 2017 à la maison de la culture Frontenac et en 2018 à la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce.

Andrée Lévesque est professeure d’histoire émérite de l’Université McGill.. Elle est spécialisée dans l’histoire du Québec du XXe siècle, de la gauche et des femmes. Elle a publié entre autres la biographie d’Éva Circé-Côté et un recueil de ses chroniques.

Danaé Michaud-Mastoras est docteure en littérature – option littérature hispanique et professeure de français, langue d’intégration (MIFI), au CEGEP Gérald-Godin. Elle est commmissaire de l’exposition »Lutter, c’est Vivre!!! Du choc des idées jaillit la lumière. Histoires de la libre-penseuse montréalaise Éva Circé-Côté (1871-1949) » présentée à la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce (2017-2018), au Carrefour des arts et des sciences de l’Université de Montréal (2018) et à la Maison culturelle et communautaire de Montréal-Nord (automne 2019); interprète, recherchiste et idéatrice du spectacle-lecture: « Bouger l’inertie du système social ». 2017 à la maison de la culture Frontenac et en 2018 à la maison de la culture de Notre-Dame-de-Grâce.
La famille Beaubien, le Mile End et Outremont (janvier 2021)
Au 19e siècle, une vaste partie du Mile End et d’Outremont appartenait à des familles de grands propriétaires fonciers. L’une d’entre elles, les Beaubien, a joué pendant plusieurs générations un rôle déterminant dans la politique municipale et l’aménagement de ces quartiers. Si la présence des Beaubien à Outremont est célèbre, leur rôle au Mile End, tout aussi important, est cependant moins connu. Vous découvrirez comment leurs activités et leur influence ont contribué à modeler le paysage urbain contemporain.
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Yves Desjardins est l’auteur de l’Histoire du Mile End, publié en 2017 par les éditions du Septentrion. En 2018, la Société historique de Montréal lui a décerné le prix Robert-Prévost. Ce prix est remis à tous les trois ans, à l’auteur de l’ouvrage « le plus susceptible de susciter l’intérêt des Montréalais à l’endroit de l’histoire de leur ville ». Yves est également l’un des co-auteurs du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal, publié en 2017 par Écosociété. Il est membre de Mémoire du Mile End et de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal.
.Yves Desjardins est l’auteur de l’Histoire du Mile End, publié en 2017 par les éditions du Septentrion. En 2018, la Société historique de Montréal lui a décerné le prix Robert-Prévost. Ce prix est remis à tous les trois ans, à l’auteur de l’ouvrage « le plus susceptible de susciter l’intérêt des Montréalais à l’endroit de l’histoire de leur ville ». Yves est également l’un des co-auteurs du Dictionnaire historique du Plateau Mont-Royal, publié en 2017 par Écosociété. Il est membre de Mémoire du Mile End et de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal.


















La belle histoire du parc LaFontaine
J’ai visionné la vidéo de Gabriel et j’ai encore la mâchoire décrochée ! Quel travail absolument colossal.
Comme nous sommes de la même génération, j’ai revu le même Parc La Fontaine dont il parle. Et tellement appris mais surtout compris sur son histoire.
Bien content que mes articles sur les Gondoles soient des extensions de certaines parties de sa présentation bonifiée par des photos inédites.
Respectueuses félicitations pour un travail impressionnant.
Les belles de Lanaudière
Bonjour!
J’ai publié dernièrement un roman d’époque, « Les belles de Lanaudière », Alphonsine la soumise tome 1.
Il raconte l’histoire de mes grands-parents paternels, surtout celle de mon grand-père, enseignant et inspecteur d’école dans tout Lanaudière, pendant les années 1920 à 1964. Les enfants d’autrefois se souviennent de lui. Un parc porte d’ailleurs son nom à Joliette.
Je donne des conférences dans les bibliothèques et les sociétés historiques. Ma conférence porte ce nom: Les belles de Lanaudière: Quand les souvenirs familiaux servent d’outils de référence.
Si cela vous intéresse, il me fera plaisir de rencontrer les amateurs de romans d’époque!
Au plaisir!
Bernadet Émile
Bonjour.
Je souhaiterais savoir si vous auriez dans vos archives la conférence que Mr Charland Louis et Mme Roy Monique ont fait au mois de mai 2019 sur Mr Bernadet Émile.
Je suis entrain de réaliser l’arbre généalogique de ma famille et j’ai vu que Mr Bernadet Émile était mon arrière grand oncle.
Donc si je pouvais avoir le film ou autre de la conférence sur son histoire j’en serai très heureux.
Merci d’avance pour votre compréhension.
Mr Bernadet Arnaud
L’avenue du Mont-Royal
15 novembre 2023 : Conférence sur l’avenue du Mont-Royal par Gabriel Deschambault
Bonjour,
Malheureusement, je ne pourrai pas assister à cette conférence mais j’aimerais savoir si il est possible que vous la représenterez. Je suis particulièrement intéressée par le sujet car mon grand-père avait une boucherie sur cette avenue jusqu’en 1959.
Merci, Andrée Létourneau
Les vidéoconfèrences de la SHP
C’est un des grands paradoxes de la pandémie et du confinement de nous avoir forcés à trouver de nouvelles façons de communiquer, notamment par le virtuel. Cela a permis d’atteindre de nouveaux et de plus larges publics. Les conférences de la SHP s’adressaient uniquement aux personnes présentes alors que, maintenant, parce qu’elles ont été enregistrées et sont diffusées, deviennent accessibles à un public illimité, n’importe où et n’importe quand. Je suis vendu à cette formule virtuelle qui permet de visionner les conférences à notre guise. De plus, l’écran permet de voir les illustrations beaucoup plus facilement. C’est une grande avancée. La SHP se construit ainsi une bibliothèque d’enregistrements qui rend honneur à l’expertise des conférenciers/ières.