Bulletin d’Automne de la SHP
Le sujet de ce numéro du Bulletin de la Société d’histoire du Plateau-Mont-Royal trouve sa pertinence dans l’importance des événements d’Octobre 70 pour ses principaux acteurs, mais aussi, et ce d’une façon encore plus fondamentale, pour l’ensemble de la société montréalaise et québécoise. Cette réalité est également amplifiée par le fait que notre quartier semble avoir été l’endroit où plusieurs éléments de cette tragédie ont été cogités par ses acteurs.
Toutes mes félicitations à l’équipe qui a réalisé le Bulletin sur la Crise d’Octobre 70. Je l’ai trouvé fascinant et très instructif, en plus de rendre hommage au président-fondateur de la SHP, Richard Ouellet, décédé si impunément.
J’ai beaucoup aimé que, dans son éditorial, Gabriel Deschambault indique, de façon très universitaire, des pistes de recherche et de réflexion. Le Bulletin de la SHP, portée à bout de bras par des bénévoles, ne pouvait pas aborder tous les aspects de cette crise centrale à l’évolution du Québec contemporain. Personne n’aurait pu l’espérer, il me semble.
Il était déjà merveilleux et exemplaire que la SHP consacre un numéro de son bulletin à la Crise d’Octobre 70. Mesdames, Messieurs : Mission accomplie!
Bernard Mulaire, membre de la SHP.
Je viens de recevoir le bulletin qui est comme d’habitude excellent.
Mes propres souvenirs datent d’une époque lointaine mais si proche à la fois. Je venais de quitter le Plateau depuis quelques mois, jeune marié et papa depuis un mois à peine.
C’est pour moi, le début de mes idées politiques sur l’indépendance, c’est la découverte de l’extrémisme radical d’un certains groupe ainsi que du pouvoir qui a servi une élite anti-francophone. C’est la répression par la force de l’armée et de la police. Bref! C’était une période triste et sombre du Québec.
Pour finir par une annecdote, mon frère aîné était soldat à Valcartier à l’époque et les autorités qui avaient eu vent que l’une des cellules du FLQ se cachait à l’extérieur de Montréal. Ils les ont envoyé en mission mais c’était une fausse alerte les informations recues n’étaient pas bonnes.