rue BERRI
Origine
Anciennement
25 avril 1876
prolongement
le l4 octobre 1929
et le 25 novembre 1968

rue Berry,
ruelle Guy,
rue Saint-Giles,
chemin des Tanneries,
rue Lajeunesse,
rue Saint-Denis,
rue Pontiac
Données historiques
La première dénomination d'une partie de cette voie, sous l'orthographe de Berry, suscite plusieurs interprétations quant à son origine. La plus récente, basée sur l'examen du terrier du Saint-Laurent de l'année 1663 démontre qu'une section de cette rue marque la borne ouest de la terre acquise le 25 avril 1659 par Simon Després dit Berry. Cette terre va de la rivière Saint-Martin (rue Saint-Antoine) aux environs de la rue Sherbrooke, entre les rues Berri et Labelle.
Abstraction faite d'une interruption entre le boulevard Rosemont et la rue Jean-Talon, la rue Berri s'étend du fleuve à la rivière des Prairies. Son développement s'est fait cependant très progressivement. Ouverte avant 1818, entre la rue Saint-Louis et Saint-Antoine, elle est prolongée jusqu'à la rue de la Commune en 1895, lorsque l'on exproprie des terrains pour la construction de la gare Viger. À cette occasion, la vieille rue Saint-Giles, ouverte en 1681, disparaît dans la rue "Berri basse", qui passe sous un viaduc. À différents moments, au cours du XXe siècle, on regroupe sous cette même dénomination, plusieurs voies dans le prolongement l'une de l'autre, situées au nord du square Viger. La section qui traverse ce square est ouverte, à la suite d'une décision du comité exécutif, en date du 14 octobre 1929. Enfin, le 25 novembre 1968, un dernier tronçon, entre la rue Gilford et le boulevard Saint-Joseph, est intégré.
Source : LA VILLE DE MONTRÉAL. Les rues de Montréal-Répertoire historique. Montréal, Méridien, 1995, 547 p

Description sommaire de la voie
La rue Berri offre plusieurs images. Dans le Vieux-Montréal, dont elle marque la limite est, la rue Berri ne garde presque rien du régime français, si ce n'est que les aménagements actuels du Vieux-Port, nous rappellent l'emplacement d'une porte dans le mur de fortifications donnant accès au fleuve. Par contre, à partir du boulevard René-Lévesque, la petite rue s'élargit, prend des allures d'une autoroute, seul tronçon d'une autoroute nord-sud projeté. Après le tunnel de la rue Sherbrooke, arrivée à la rue Roy, la large artère se transforme à nouveau, devient une rue résidentielle bordée d'arbres. Sous ces apparences diverses, la rue Berri cache une autre réalité qui, depuis les années 60, modifie considérablement le mode de vie des Montréalais. Sous cette rue roule désormais le métro, reliant le sud et le nord de la ville, remplaçant en quelque sorte l'autoroute projetée.
Source : LA VILLE DE MONTRÉAL. Les rues de Montréal-Répertoire historique. Montréal, Méridien, 1995, 547 p
Notes
Simon Després dit Berry de Blois 1621 - 1664
Propriétaire de la terre bornée par la rue, cultivateur et soldat de la milice de la Sainte-Famille (19e escouade). Engagé de la Grande Recrue de 1653, il se joignit aux rangs de la Milice de la Sainte-Famille, fondée par Maisonneuve le 27 janvier 1663, pour défendre Ville-Marie. Il est à noter que beaucoup reçoivent des gratifications pour avoir choisi de demeurer en Nouvelle-France.
Recherche: Ange Pasquin

La rue BERRI  évoquée par les romanciers et les poètes montréalais
La première évocation de la rue Berri dans l’histoire du roman montréalais peut surprendre. C’est Henry Deyglun, qui situe dans son roman, "Les amours d’un communiste", publié en 1933, l’action militante d’un petit groupe d’intellectuels marxistes « au nord de la rue Berri ».
Recherche: Claude Gagnon
Cinquante ans plus tard, le très original Patrick Straram décrit la rue dans son aspect baroque : « …je regarde un long moment, jusqu’à la rue Berri. Façades de maisons de chambres, tourist house, grilles devant de minuscules parterres, un institut religieux, arbres… dans ce grouillement que je surplombe… » (Tea for one/no more tea, 1983, p.12).
Recherche: Claude Gagnon

La rue BERRI  vue par les peintres

Le violoniste au métro Sherbrooke "Le violoniste au métro Sherbrooke", Nihonga 6 x 6. Cette oeuvre a été réalisée par l'artiste-peintre Miyuki Tanobe, originaire du Japon et québécoise d'adoption qui peint à l'aide de techniques orientales anciennes des scènes du Québec traditionnel.

Recherches : Ange Pasquini & Claude Gagnon
Le clocher de l'église Saint-Denis en 2001"Le clocher de l'église Saint-Denis en 2001" vue de la rue de Berri en regardant vers le Sud.
Cette oeuvre a été réalisée par l'artiste-peintre Suzanne Bourque, née sur le Plateau, rue Saint-André. Ses tableaux représentent des paysages urbains, des natures mortes et des scènes de la Gaspésie.

Adresses d'intérêt patrimonial
Maison de village

 

 
Iconographie
 

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Mis à jour le : 5-may-17
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