rue Boyer

Date de création
24 novembre 1880
prolongement le 29 mai 1900
Données du Répertoire
D’abord maçon, puis marchand, Louis Boyer (1795-1870) est un exemple type du mode d’ascension sociale des Canadiens français au XIXe siècle. Faisant fortune dans l’alimentation, il investit dans la propriété foncière et devient un des plus grands propriétaires de Montréal. Afin de faciliter la vente des lots à bâtir tracés sur ses terres, ses héritiers cèdent à la Ville plusieurs rues, dont celle-ci qui porte son nom.
Source : « Les rues de Montréal »- Répertoire historique – Méridien, édit. 1995.

 
Notes complémentaires

Le cheval urbain
Sur cette photo des années 1910, on voit la « flotte » de livraison de la boulangerie J.A. Brosseau qui, à cette époque, est installée sur la rue Boyer entre les rues Rachel et Marie-Anne.
Et pour en savoir plus
Chronique de Gabriel Deschambault
Quand l’odeur du bon pain embaumait un coin de quartier
Ceux qui s’intéressent à la petite histoire de la boulangerie Brosseau seront fascinés par l’extrait de l’atlas des assureurs de 1934 qui montre l’installation de la boulangerie originale située rue Boyer, au sud de la rue MarieAnne.
Et pour en savoir plus
Chronique de Gabriel Deschambault
Les commerces de coin de rue
Situé à l’angle sud-est de l’avenue du Mont-Royal et de la rue Boyer, on y annonce en vitrine des « furnaces and ranges »; dont un magnifique « deux-ponts » dans la vitrine de la rue Boyer.
Et pour en savoir plus
Chronique de Gabriel Deschambault
Rue Boyer, en partie disparue
Que de secrets nous cache encore ce bon vieux quartier du Plateau.
Et pour en savoir plus
Chronique de Gabriel Deschambault

 
La rue Boyer évoquée par les romanciers et les poètes montréalais

Jovette Marchessault

Jovette Marchessault

Jovette Marchessaultt situe son roman, « Comme une enfant de la terre », publié en 1975, dans un modeste logement de la rue Boyer :
« Un jour, nous nous installâmes rue Boyer, sur le Plateau-Mont-Royal, dans un grand cercueil à sept compartiments. (…)
Dans ce grand cercueil (…) nous grelottions tout l’hiver et suffoquions les mois d’été. (…)
En automne, en hiver, rue Boyer, nous vivions dans la cuisine. (…) Nous vivions là en tribu (…) tassés, paquetés, ficelés…».
Recherches Claude Gagnon

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